amour, Basses-Laurentides, Café littéraire de Toulèsarts, Deux-Montagnes, poésie

La main sur le cœur

Auberosée

La main sur le cœur

C’est ainsi que l’on prête serment

Que l’on jure fidélité

Et que l’on paie chèrement

Souvent de sa vie pour la patrie

 

La main sur le cœur

C’est ainsi que l’on déclare

Son amour le plus fou

Que l’on déraisonne

Que l’on se passionne

 

La main sur le cœur

C’est ainsi que je conserverai

Nos plus intimes secrets

Nos jeux dans la forêt

Ce feu qui ne cherche qu’à s’éveiller.

 

© Photo, texte, Denis Morin, 2019

 

 

amitié, amour, communication, poésie, Vivaldi

Vivaldi

Vitrail

Je devine

Tu devises

Encore cadenassée

Ta valise

Tu parles

Pas le temps

De reprendre ton souffle

Tu m’essouffles

À t’écouter

Tu me verras

Une fois ta chemise

Une fois tes devises

Changée.s

Décalage horaire

Eaux troubles

Ça ira mieux

Demain

Je suppose

Va te reposer

Le modus vivendi

Tu causeras

Des jours durant

Du modus operandi

Allez, j’insère

Un CD de Vivaldi

Pour te faire taire.

 

© Photo, texte, Denis Morin, 2019

billet d'humeur perso, ITHQ, Montréal, Plateau Mont-Royal, poésie

Gustave Doré

ITHQ

Cavalcade

Bousculade

Soir de kermesse

Pas trop le temps

D’observer la façade

Et ses éclairages

Ses riches coloris

Trajets à effectuer

Traverser les rues

Le temps le tue

À petits feux

Et il le sait

Conscient

Des cheveux blancs

Des kilos en trop

De la surabondance

Des vanités en Occident

Souvent,

Trop souvent

Il lui semble

Ne pas appartenir

À cette époque

Comme s’il s’était

Échappé

D’un livre illustré

Par Gustave Doré.

 

© Photo, texte, Denis Morin, 2019

amour, poésie

Si jamais…

Si jamais

À se perdre on en venait

Comme s’éloignent

Parfois

Les amants

Je veux te dire,

T’écrire

Que tes mots

Seront nos corps enlacés

Au cœur

De mon être

 

Si jamais

À se détester on en venait

Comme il arrive

Parfois

Aux amants

Je veux te dire

T’écrire

Que ta colère

Ne gommera

Aucunement

Nos plus beaux moments.

 

© Texte, Denis Morin, 2019

écologie, Basses-Laurentides, Deux-Montagnes, hiver, nature, poésie

Nature morte

Les étourneaux

Et autres migrateurs

Les avaient oubliés,

Les fleurs de mai

Les fruits de l’été

 

Le gel avait capturé

Les sucs, les parfums

Nature morte

À qui sait regarder

La beauté offerte

Même en hiver

 

Le propriétaire

Les oiseaux locataires

Étaient passés tout près

Sans porter attention

À une denrée gelée

Toujours aussi sucrée.

 

© Photos, texte, Denis Morin, 2019