Basses-Laurentides, billet d'humeur perso, Deux-Montagnes, Lac Deux-Montagnes, Laval, nature, Poème de train, poésie, poésie de train

Ta main sur la table

LacDeux-Montagnes

Je laisserai

Sur cette terre

Des mots

Un sourire énigmatique

Peut-être une ligne prophétique

Les remous

D’une rivière

Le calme

D’une neige tombée

L’horaire régulier des trains

Ta main sur la table

Une coupe vide

 

Je laisserai

Sur cette terre

Des cieux

Des berges gelées

Un renard roux

Un hibou

Des fleurs en dormance

Au fond du jardin

Un chat curieux

Un fjord

Un estuaire

Ta main sur la table

Une coupe vide.

 

© Photo, texte, Denis Morin, 2020

Montréal, Poème de train, poésie, rue Sainte-Catherine Ouest

Sous bulle de verre

Flocon-rueSte-Catherine

Champ de pissenlit

En janvier

Étoiles de mer égarées

Modernité

Empruntant aux temps anciens

Des symboles

Pour se les approprier

Flocons de neige

Grésil fragmenté

Nos rêves éclatés

En parcelles

Je suis le Petit Poucet

Arpentant la grande ville

Je compte les feux

Je contemple les jeux

De lumières

Pareil à un enfant

Entrant dans un magasin

De confiserie

Le sablier se vide

Et moi je glisse

Avec les grains de sable

Sous bulle de verre.

 

© Photo, texte, Denis Morin, 2020

Basses-Laurentides, billet d'humeur perso, Deux-Montagnes, Lac Deux-Montagnes, Laval, nature, neige, Poème de train, Train Exo 6 Montréal-Deux-Montagnes

Plongée dans l’image

LacDMetlignerose

Du train

Lointain

Confinement

Rêverie

Rien

Si ce n’est…

Juste l’envie

D’une plongée

Dans l’image

Eaux et sel

Eaux et ciel

Ligne rose

Ligne jaune

Accident

Pas prévues au scénario

Le poète

Ne voulait

Que les eaux du lac

Ligne rose

Ligne jaune

Comme si

Les roses dormaient

Sous la neige

Sous les eaux

Sous tout ce gris

Comme si l’objectif

De ma caméra

Sur cellulaire

Cernait plus

Mes paysages intérieurs

Derrière le moche

Toujours une trace

Beauté

Tout réside dans le regard.

 

© Photo, texte, Denis Morin, 2020

amitié, amour, Basses-Laurentides, Deux-Montagnes, Gare Deux-Montagnes, Montréal, Poème de train, station de métro Lionel-Groulx

Origami

C’est ici

Que nos chemins

Se séparent

J’emprunte

Un itinéraire

Et toi

Tu marmonnes

Mon nom

Comme une prière

Je feins

De ne pas comprendre

Je feins

De ne pas t’entendre

Plus le temps d’appliquer les freins

Mais surviennent des volte-face

Comme l’existence

En est tissée

C’est ici

Que nos vies se réparent

Tu as redessiné

Mon itinéraire

Et moi

Je reconfigure

Un bout de papier

Ton écriture

Origami.

 

© Photos, texte, Denis Morin, 2019