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Cisterciens, Moines, écriture, Roman, polar

L’ours et la ruche

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Mon premier livre écrit a été un roman policier intitulé L’ours et la ruche écrit en 2009 mais publié en 2014.

Pourquoi ce titre ?  Tout simplement parce qu’une abbaye fonctionne sur le modèle d’une ruche et que l’ours cherche à s’emparer du miel, etc.  Dans ce cas-ci, l’ours est l’assassin.

En fait, je voulais mettre en scène une enquête de dix jours se déroulant dans une abbaye cistercienne avec Béatrice Lemieux, une historienne française aux origines québécoises, qui aura à jouer au détective, aidée de l’inspecteur Bruno Lagacé qui se fera passer pour un moine et le père Élie, presqu’aveugle mais qui l’aidera à décoder les indices trouvés comme autant de clefs pour ouvrir des portes.

Comme cet ouvrage est mon premier bébé, je l’aime bien en dépit de légers défauts. Il se pourrait que Béatrice Lemieux revienne plus tard dans d’autres enquêtes.

 

 

 

© texte et photo, Denis Morin, 2018

Arts, Claire d'Assise, Création, François d'Assise, Mystiques, poésie, poésie biographique, Spiritualité

Claire d’Assise, hymne au Créateur

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Il est bien étrange comment une histoire d’amitié avec un personnage historique survient dans notre vie.  Sainte Claire d’Assise est fêtée le 12 août.  Or, ma sœur cadette est née en la Sainte-Claire et l’une de mes sœurs aînées possède Claire parmi ses prénoms.  Quant à moi, c’est en lisant sur le Pauvre d’Assise que j’ai vu apparaître Chiara Offreduccio di Favarone (1194-1253).

Dans un premier temps, j’écrivis en 1993 une pièce de théâtre (non publiée) intitulée La dame aux cailloux, tout simplement parce que Claire avait l’habitude de réciter des patenôtres avec des cailloux.  Cette pièce fut jouée une trentaine de fois de Rivière-du-Loup à Ottawa.

Vingt ans plus tard, Claire me revenait à la mémoire.  J’ai alors annoncé aux Clarisses de Valleyfield, en banlieue de Montréal, mon intention de reprendre la marche en poésie en Ombrie.  Elles m’ont soutenu à leur façon par leurs prières.  À mon tour, je me suis mis à genoux intérieurement pour écrire Claire d’Assise, hymne au Créateur.

Fait à noter qu’elle fut la première femme à fonder une communauté religieuse dans l’histoire de la chrétienté.

Les titres des poèmes de ce recueil vont comme suit :

Si temps je perds

Les cailloux

En plein midi

Ostensoir

François

Privilège de pauvreté

Pierre d’assise

Ma sœur la lune

Les cinq Plaies

Une truite du Topino

Ma sœur l’eau

Si cela chante à Dieu

La fuite des mercenaires

La bénédiction du pain

Le cep et la paille

Le plus beau des mariages

Il chiostro (le cloître)

Nativité

Bientôt, je m’en irai

À vous, mes sœurs.

Pour clore ce temps de parloir, Claire me permet de vous livrer un extrait de Ma sœur, l’eau :

« Ma sœur l’eau,

Baptise ou frisonne sous le vent

Devient parfois neige, glace ou vapeur

Transforme le jeûne en banquet

Car elle reflète la lumière du Ciel. »

 

© texte et photo, Denis Morin, 2018

 

Allemagne, Édith Stein, écriture, Carmélites, Judaïsme, poésie, poésie biographique, Pologne, Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, Spiritualité

Édith Stein, triptyque

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En poésie biographique (fusion deux genres littéraire, la biographie et la poésie), ce sont les personnages (sur lesquels on aura à écrire) qui nous invitent plus ou moins subtilement, nous guettent, nous saluent dans les rayons d’une bibliothèque ou par le biais d’articles spécialisés.

Par exemple, j’ouvre une revue d’histoire où l’on traite de religieux nés dans le judaïsme convertis au catholicisme qui terminèrent leur destinée terrestre dans les chambres à gaz d’Auschwitz-Birkenau.  Parmi eux, le nom d’Édith Stein (1891-1942) attire mon attention.  Pourtant, Stein est chez les Juifs ashkénazes est aussi commun que le patronyme Tremblay chez les Québécois ou Dupont pour la population française.  Ma curiosité me fait découvrir une femme singulière et plurielle : philosophe, enseignante, conférencière, polyglotte, traductrice, féministe, puis carmélite.

L’impact le plus important qu’elle eut ne fut pas celui de l’intellectuelle féministe dont on publia les traités sur l’éducation et autres ouvrages savants après sa mort, mais ce fut plutôt par son attitude.  Elle encourageait ses élèves, forma des Dominicaines, intercéda aux jours sombres du nazisme et devint un ange de compassion auprès des voyageurs, victimes de la Shoah.

À travers ce recueil Édith Stein, triptyque, je dépeins sa vie, le milieu philosophique du temps (elle était disciple d’Edmund Husserl, concepteur de la phénoménologie), les Carmels de Cologne, en Allemagne, et d’Echt, en Hollande.

« Plus près de notre époque, des témoins rapportèrent

Avoir vu une fascinante carmélite et sa sœur Rosa

Avec une étoile jaune en guise d’identité ainsi elles allèrent

Malgré la mort à l’orée tant de Lumière divine émanait de ces visages las. »

 

 

© texte et photo, Denis Morin, 2018

 

Arts, écriture, Création, inspiration, Mieux-être, poésie

Je suis un artisan

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Je travaille à la manière des artisans, en faisant preuve de patience, de résilience et de foi en mon talent.  Si je n’y crois pas moi-même, qui me suivra ?  Je mise sur la durée, les heures passées à lire, à me documenter, à réfléchir et à enchaîner les mots les uns aux autres pour donner sens à ma vie.  Je ne serai jamais la saveur du jour, je le sais, mais on parlera de moi demain, de mes recueils de poésie biographique sur Camille Claudel, Auguste Rodin, Barbara, Félix Leclerc et bien d’autres.  Je ne souhaite aucunement être une étoile filante qui tombera aux oubliettes.  J’écris parce que je ne sais rien faire de mieux.  J’écris aussi pour partager.  Par conséquent, le moment de la lecture devient communion entre l’auteur et son lecteur.

©  photo et texte, Denis Morin, 2018