nostalgie, Paris, Piaf, poème de métro, poésie biographique

La ronde des amants

Edith

Qui

Piaffe

D’impatience

Scandent

Ses bras

La (dé)mesure

Au parterre

Le public

En coulisse

Ronde des amants

De Cerdan à Dumont

Il y en eut tellement

J’en oublie…

Manège

Tourne-tête / Tourne-coeur

On chavire

Délire de chanteuse

Amours confinées

Entre un mur et un piano

Montre des adieux

Balancée au caniveau

L’idiot par l’humidité

Novembre transi

La vie en rose

Cauchemardesque

Carnavalesque

Adulation aveugle

« Padam, padam… »

Bal-musette de Paname…

 

© Texte, Denis Morin, 2019

 

amour, inspiration, nostalgie, poème d'autobus, poésie, septembre

Amour, j’irai…

IMG_20180916_090647[12111]-Amour, j'irai

J’irai te humer

Amour

Le temps que durent les roses

 

J’irai t’accueillir

Amour

À la gare

Pour que ton pas ne s’égare

Vers d’autres bras

Vers d’autres draps

 

J’ira te cueillir

Amour

Par les vergers

 

J’irai te retirer

Amour

Les pétales une à une

Pour dissiper le doute

Qui embrune

Trop souvent la raison.

 

© photo et texte, Denis Morin, 2018

amour, inspiration, nostalgie, poésie, souvenirs

Sur une rive familière

Sur une rive familière

tu bois ton expresso

je te masse le dos

tu me parles d’aujourd’hui

je pense à demain

 

Il y a longtemps que je t’aime,

Jamais je ne t’oublierai

 

Sur une rive familière

tu esquisses des mots

mes yeux en photo

tu es mon aujourd’hui

je suis ton demain

 

Il y a longtemps que je t’aime,

Jamais je ne t’oublierai

 

Sur une rive familière

tu as laissé ma main

j’ai glissé vers demain

et le muguet éclot

je vis notre aujourd’hui

 

Il y a longtemps que je t’aime,

Jamais je ne t’oublierai.

 

 

© Texte : Denis Morin, 2013

écriture, deuil, frère, nostalgie, poésie

Je t’écris

Je t’écris pour te livrer

Ce qui m’est arrivé

Mes souvenirs comme nos pas emmêlés

Dans la neige blanche de janvier

 

Tu ne sais plus me regarder

Mon ami, mon frère

Mon ennemi, mon frère

 

J’étais l’aîné, le plus grand

Et toi le p’tit dernier

Mais au fond, tu étais le plus doué

Pour affronter la vie et ses démêlés

 

Entre nous deux, j’ai toujours su

Qui serait le gagnant

Je t’accorde raison une fois de plus

Sois fier de tes entêtements

 

Tu ne sais plus me regarder

Mon ami, mon frère

Mon ennemi, mon frère

 

Je t’écris pour te livrer

Ce qui vient d’arriver

Bientôt je verrai nos ancêtres

Tu parleras en bien de moi peut-être

 

Tu sauras bien me pardonner

Mon ami, mon frère

Mon ennemi, mon frère.

 

© Texte : Denis Morin, 2 octobre 2013, Deux-Montagnes