billet d'humeur perso, centre-ville près de la station de métro Guy-Concordia, Montréal, poésie, Spiritualité, vie

Vers le Haut

GrueCentre-ville

Nous sommes

Nous évoluons

Nos vies parallèles

Nos regards

Obliques

Évités

Face à face

En somme,

Nous évoluons

Dans une mouvance

Constance

Des étoiles

Des itinéraires

Des constellations

Mouvements giratoires

Élévation

Nous sommes

Esprits

Appelés

Vers le Haut

Que l’on le veuille

Ou non

Tandis que le corps

S’enfoncera dans le sol meuble

Sous les immeubles.

 

© Photo, texte, Denis Morin, 2020

 

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Comme tortue…

Boule&bol

Bol à café

Bol à soupe

Bol à pâtes

Renversé

Pour former

La carapace d’une tortue

Sur laquelle le monde

Évolue

En couches multiples

Le poète imagine

Ce que d’autres ne voient pas

Cosmogonie

De cuisine

Vestiges de Chine,

De l’Inde

D’un savoir amérindien

Le poète s’incline

Face aux méridiens

Aux fuseaux horaires

Il bat retraite

Ou va son chemin

Si lentement

Qu’on ne prête guère attention

Aux tortues

En voie de disparition.

 

 

© Photo, texte, Denis Morin, 2020

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Entends-moi bien…

Ecorce

Il suffit

D’un mot

Pour que tout se change

En bruit / en son / en silence

En bénédiction

En mal / en bien

En offense / en pardon

Je reste sur ma faim

Tu restes sur ta fin

Il suffit

D’un mot

Pour que tout se change

En musique / en louange

En souhaits / en prière

En obstination / en compromis

En bonne entente

Il suffit d’un mot

Tracé sur l’écorce

En des nuances mousse et lichen

Pour que tout se change…

Que les ténèbres cèdent à la lumière

Entends-moi bien…

 

© Photo, texte, Denis Morin, 2019

 

 

 

 

 

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Ma petite musique intérieure

Mes livres

Je ne sais pas trop pour qui j’écris… Pour l’instant, j’ai le plaisir de m’exprimer. J’ai commis un polar, deux pièces de théâtre et de la poésie biographique tant d’artistes des variétés que des mystiques. Je suis très éclaté dans mes coups de cœur. Camille Claudel se cache sur un rayon de ma bibliothèque, tandis qu’Auguste R. se promène à Meudon.

Dans les prochains mois, j’annoncerai la sortie de mon recueil de poésie biographique sur la singulière Marguerite Duras. De plus, certains de ces titres seront repris en audio par Adret Web Art, un duo de concepteurs sonores aux belles voix, avec qui j’aime beaucoup travailler à différents projets.

Dans le bleu derrière mes bouquins dorment les premières pages de mon prochain roman que je souhaite avoir terminé à l’aube de 2020 pour parution en 2021.

En fait, je mène mon écriture, selon ma petite musique intérieure. Voilà où j’en suis dans ma vie littéraire.

 

© Photo, texte, Denis Morin, 2019

Arts, Claire d'Assise, Création, François d'Assise, Mystiques, poésie, poésie biographique, Spiritualité

Claire d’Assise, hymne au Créateur

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Il est bien étrange comment une histoire d’amitié avec un personnage historique survient dans notre vie.  Sainte Claire d’Assise est fêtée le 12 août.  Or, ma sœur cadette est née en la Sainte-Claire et l’une de mes sœurs aînées possède Claire parmi ses prénoms.  Quant à moi, c’est en lisant sur le Pauvre d’Assise que j’ai vu apparaître Chiara Offreduccio di Favarone (1194-1253).

Dans un premier temps, j’écrivis en 1993 une pièce de théâtre (non publiée) intitulée La dame aux cailloux, tout simplement parce que Claire avait l’habitude de réciter des patenôtres avec des cailloux.  Cette pièce fut jouée une trentaine de fois de Rivière-du-Loup à Ottawa.

Vingt ans plus tard, Claire me revenait à la mémoire.  J’ai alors annoncé aux Clarisses de Valleyfield, en banlieue de Montréal, mon intention de reprendre la marche en poésie en Ombrie.  Elles m’ont soutenu à leur façon par leurs prières.  À mon tour, je me suis mis à genoux intérieurement pour écrire Claire d’Assise, hymne au Créateur.

Fait à noter qu’elle fut la première femme à fonder une communauté religieuse dans l’histoire de la chrétienté.

Les titres des poèmes de ce recueil vont comme suit :

Si temps je perds

Les cailloux

En plein midi

Ostensoir

François

Privilège de pauvreté

Pierre d’assise

Ma sœur la lune

Les cinq Plaies

Une truite du Topino

Ma sœur l’eau

Si cela chante à Dieu

La fuite des mercenaires

La bénédiction du pain

Le cep et la paille

Le plus beau des mariages

Il chiostro (le cloître)

Nativité

Bientôt, je m’en irai

À vous, mes sœurs.

Pour clore ce temps de parloir, Claire me permet de vous livrer un extrait de Ma sœur, l’eau :

« Ma sœur l’eau,

Baptise ou frisonne sous le vent

Devient parfois neige, glace ou vapeur

Transforme le jeûne en banquet

Car elle reflète la lumière du Ciel. »

 

© texte et photo, Denis Morin, 2018

 

Allemagne, Édith Stein, écriture, Carmélites, Judaïsme, poésie, poésie biographique, Pologne, Sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, Spiritualité

Édith Stein, triptyque

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En poésie biographique (fusion deux genres littéraire, la biographie et la poésie), ce sont les personnages (sur lesquels on aura à écrire) qui nous invitent plus ou moins subtilement, nous guettent, nous saluent dans les rayons d’une bibliothèque ou par le biais d’articles spécialisés.

Par exemple, j’ouvre une revue d’histoire où l’on traite de religieux nés dans le judaïsme convertis au catholicisme qui terminèrent leur destinée terrestre dans les chambres à gaz d’Auschwitz-Birkenau.  Parmi eux, le nom d’Édith Stein (1891-1942) attire mon attention.  Pourtant, Stein est chez les Juifs ashkénazes est aussi commun que le patronyme Tremblay chez les Québécois ou Dupont pour la population française.  Ma curiosité me fait découvrir une femme singulière et plurielle : philosophe, enseignante, conférencière, polyglotte, traductrice, féministe, puis carmélite.

L’impact le plus important qu’elle eut ne fut pas celui de l’intellectuelle féministe dont on publia les traités sur l’éducation et autres ouvrages savants après sa mort, mais ce fut plutôt par son attitude.  Elle encourageait ses élèves, forma des Dominicaines, intercéda aux jours sombres du nazisme et devint un ange de compassion auprès des voyageurs, victimes de la Shoah.

À travers ce recueil Édith Stein, triptyque, je dépeins sa vie, le milieu philosophique du temps (elle était disciple d’Edmund Husserl, concepteur de la phénoménologie), les Carmels de Cologne, en Allemagne, et d’Echt, en Hollande.

« Plus près de notre époque, des témoins rapportèrent

Avoir vu une fascinante carmélite et sa sœur Rosa

Avec une étoile jaune en guise d’identité ainsi elles allèrent

Malgré la mort à l’orée tant de Lumière divine émanait de ces visages las. »

 

 

© texte et photo, Denis Morin, 2018