Arts, écriture, littérature, mots, Roman

Bleu de travail

Le gaucher inspiré tartine l’encre autant sur ses doigts que sur le papier. Voici la main du poète et de l’écrivain en devenir après avoir transcrit des notes pour son deuxième roman.   L’Écosse, la France, le Québec, l’itinéraire est tout tracé, tel un plan de travail dans un carnet…  Pour le reste, c’est secret.

Ça progresse lentement. J’écrirai ce roman au fur et à mesure.  Je n’en sais pas la longueur future.  Est-ce si important de tout contrôler ?  Je ne crois pas.  Je laisse à mes personnages la possibilité de me surprendre et de m’apprendre sur leur vécu.

J’écrirai ce roman dans trois cahiers Claire fontaine… puis je mettrai le tout sur Word. D’une écriture à une transcription, le texte s’affinera, sans compter que les cahiers dormiront dans mes archives personnelles.

doigt d'écrivain

© Photo, texte, Denis Morin, 2019

Arts, écriture, Création, inspiration, poésie, Roman

La vie, dans le mouvement

L’écriture se nourrit de temps arraché à la cacophonie de la modernité et de régularité.  Donc, on ne saute pas un jour sans broder quelques lignes, sans confier à l’écran ou au papier un état d’âme, une pensée, un dialogue à intégrer dans un chapitre de roman.

Oui, les états de grâce existent où les muses et les esprits des disparus nous soufflent l’image émouvante et la rime parfaite, mais bien plus souvent qu’autrement il nous faut un brin de fatigue oculaire pour que jaillisse un texte convenable qui saura faire réfléchir ou à tout le moins émouvoir le lecteur en sa chaumière.

Malgré les apparences, je n’ai pas le verbe facile.  Je suis timide.  Je me fais violence, puisqu’écrire m’est nécessaire pour vivre.  Tiens, je vous écris en ce moment dans le silence. Pas de télévision allumée pour distraire le regard, pas de Messenger ouvert, par de musique pour m’éviter le risque de m’envoler sur une mélodie.

Le livre en devenir se forge à coups de phrases prélevées, voire cueillies dans l’air.  Qui de l’imaginaire et de la raison se met au service de l’un ou de l’autre ?  Je ne saurais dire.  Cela importe peu.  Allons de l’avant, la vie étant dans le mouvement, dans le geste, des mots qui défilent et de l’iris qui lit…

À suivre…

 

© Texte, Denis Morin, 2018

écriture, Cisterciens, Moines, polar, Roman

L’ours et la ruche

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Mon premier livre écrit a été un roman policier intitulé L’ours et la ruche écrit en 2009 mais publié en 2014.

Pourquoi ce titre ?  Tout simplement parce qu’une abbaye fonctionne sur le modèle d’une ruche et que l’ours cherche à s’emparer du miel, etc.  Dans ce cas-ci, l’ours est l’assassin.

En fait, je voulais mettre en scène une enquête de dix jours se déroulant dans une abbaye cistercienne avec Béatrice Lemieux, une historienne française aux origines québécoises, qui aura à jouer au détective, aidée de l’inspecteur Bruno Lagacé qui se fera passer pour un moine et le père Élie, presqu’aveugle mais qui l’aidera à décoder les indices trouvés comme autant de clefs pour ouvrir des portes.

Comme cet ouvrage est mon premier bébé, je l’aime bien en dépit de légers défauts. Il se pourrait que Béatrice Lemieux revienne plus tard dans d’autres enquêtes.

 

 

 

© texte et photo, Denis Morin, 2018