Wilson, père et fils

Monsieur Wilson

Fit carrière

Dans la taille de pierre

Il l’extrayait

Rugueuse à souhait

Puis la polissait

Pour exercer sa patience

Monsieur Wilson

Eut un fils

Unique

Déshonoré

Car ne voulant pas

Se transformer en gisant,

En industriel monument

Fiston préférait le pinceau

Et le ballet

Le descendant

Glissait les soies sur toile,

Glissaient ses pas

Sur le sol usé

Il chorégraphiait sa vie,

Père suivait

Le carnet de commandes

À chacun son devoir

Par ironie du sort

Monsieur Wilson mourut

Le fils exposant

Ses toiles à Londres et à Dublin

Son corps élancé

Sur les planches d’une scène parisienne

À son retour à Montréal

Le fils pour narguer

La mémoire du père

Appliqua une bavure bleutée

Crachat ou baiser

C’est selon

Sous le nom Wilson,

Père et fils

Étrangement réunis.

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