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Les passantes

Au petit matin

Elles vont les passantes

Presque main dans la main

Complices

L’or chu au sol s’éveille

L’une d’elles

Portable à la paume

Répond par clarté

Au réverbère

Aussi doré que feuillage

Le poète marchant derrière

Les épie

L’une d’elles

Rit

S’exclame

Enjouée

Sa voisine est plutôt taciturne

La première jacasse

L’autre écoute

Soucieuse de la route

Du parcours

D’un chauffard

On ne sait jamais

Au petit matin

Elles vont les passantes

Le poète les imagine,

Gamines

En direction de l’école

Manches longues

Et cartables

Leçons apprises la veille,

Craintives d’échouer une dictée

Ou un calcul tarabiscoté

De chiffres

Au tableau vert forêt

Juillet

Marguerite, rose, dahlia

Dans l’herbier de l’une

Novembre

Cartes de hockey à échanger

Dans le sac à dos de l’autre…

Au petit matin

Elles vont les passantes…

© Photo, texte, Denis Morin, 2021

2 réflexions au sujet de “Les passantes”

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