Une brise

Un parvis

D’une autre époque

Recouvert de pavés neufs

Si gris

Se mariant au calcaire

Aux grands airs

D’un clocher

Avalé par une université

Les estudiantines semelles

Y usent

Leur lourdeur,

Cartables et esprits bourrés

Un SDF s’abrite

Spontanément

Sous l’arcade

Sourcilière

Il remet en doute

L’ordre social établi

Personne ne l’attend

À sa table

Depuis si longtemps

Il ne reconnaît plus

Le goût d’un pain frais

D’un bouillon chaud et salé

Une brise dans ses cheveux

Un ange est passé

Et lui sourit

Dans l’ambre d’un vitrail.

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