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La plume s’envole

Tu ouvres la fenêtre

Et le vent soulève

Emporte loin de la grève

La plume qui s’envole

Tu te réjouis de tout ton être

Souris dans le ciel Eol

Qui souffle jusqu’à Saint-Ferréol

Ce fragment d’oiseau

Étourdi et fol

Rappelle ta plume

Par-delà les brumes

Au son du pipeau.

 

© Texte, Denis Morin, 2018

écriture, billet d'humeur perso, Café littéraire de Toulèsarts, inspiration, Piaf

Le matin

Le matin. En passant.

Rame de métro. Où sont les oiseaux ?  Ils dansent en notes sur MP3 et sur des cellulaires.

Je n’ose regarder les passagers.  Prison de verre et de plastique.  Wagon, tunnel.  Message inaudible à la clientèle.  Certains dorment, baillent, lisent, se lèvent, tiennent à peine debout.

Sortie quatre stations plus loin.  Bousculade d’étudiants.  Dictionnaire à peine acheté, dictionnaire à peine échappé sur les rails.  Interruption de service.  Je n’y suis pour rien ou si peu. « Non, rien de rien… » qu’elle chantait la Piaf.  Elle dort au Père Lachaise.

Prenez donc une bûche et venez me jaser un brin le matin.

 

© Texte, Denis Morin, 2018