Arts, Pergolesi, Spiritualité, théâtre

Stabat Mater

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J’aime la culture en général et les sentiers qu’elle prend comme les beaux-arts, la littérature et la musique.

Un soir, un ami musicien arriva chez moi avec un CD et m’oblige à m’asseoir pour écouter en silence le Stabat Mater de Pergolesi.  Comme seul commentaire de ma part, il n’y eut que mes larmes, tellement cette œuvre me touchait.  Ensuite, cet ami me lança le défi d’écrire une pièce de théâtre d’après cette œuvre musicale.

En 1995, je décidai d’imaginer une femme, Myriam, en deuil de son fils bien-aimé, assise sur une scène, dans l’attente d’un retour, accompagnée d’une femme tourmentée et d’un homme rêveur.  Transposition moderne de la Vierge Marie, de Marie-Madeleine et de Jean l’Évangéliste.  Chacun se confie, se raconte, tente de comprendre sa propre vie, veut l’appui des autres, se fait l’écho du monde qui souffre…

Les scènes s’intitulent : L’agneau et l’arbre / De sang et d’eau / Les entrailles de la terre / Cendres / Poussière / Les fibres du bois / Berceuse / M’abreuver à la source de tes larmes /  Braises / Le feu renaît / L’aube.

Fait à noter que cette pièce de théâtre fut jouée en 1995-1996 au Québec à quelques reprises dans des églises paroissiales catholiques, dans une prison pour femmes et en une chapelle abbatiale cistercienne.

François d'Assise, Spiritualité

François sous la lumière d’Assise

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Les écrivains nous amènent parfois sur des territoires où on ne penserait pas se rendre…  Aujourd’hui, je vous transporte, en Italie, plus précisément en Ombrie.

J’ai toujours aimé François et Claire d’Assise, sans aucun à cause du film François et le Chemin du soleil (1972) de Franco Zeffirelli.  De plus, François est très probablement le saint le plus aimé par son ouverture aux autres et son respect de la Création.  On aime d’emblée son aspect hippie et écolo.

Ma pièce de théâtre François d’Assise sous la lumière d’Assise fut écrite vers 1995.  Le titre de l’époque était L’homme de cendres, titre que j’ai laissé tomber le trouvant trop austère.  Le texte a dormi vingt-trois ans dans un tiroir avant d’être remanié et doté d’un nouveau titre.

François d’Assise (1182-1226) vécut à l’époque des Croisades, des courants hérétiques et de l’amour courtois.  Les nobles cherchaient à maintenir leurs privilèges et les bourgeois voulaient s’enrichir, au détriment du peuple.

Dans cette pièce de théâtre, un fils de marchand d’étoffes ne sait quoi faire de sa vie.  Le jour, il vend au marché et négocie pour son père et le soir il fête, chante et danse avec ses amis. Or, un séjour en prison va le secouer, puis la vie le dépouillera peu à peu de sa vanité pour devenir l’homme humble et charitable que nous connaissons.  Il sera à la fois prédicateur des valeurs évangéliques et mystique perdu dans ses méditations.

Parmi ses premiers ‘’disciples’’, on note la présence de Claire d’Assise, noble de naissance, qui embrassera la vie contemplative en toute pauvreté, fondatrice d’un ordre sous la mouvance franciscaine.

Allons, marchons avec François sous la lumière d’Assise…

Mariam Baouardy, Spiritualité

Les jardins de Mariam

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Ce recueil est paru en 2016 chez Edilivre.

La vie est pleine de surprises pour qui sait ouvrir l’œil et tendre l’oreille.  Un jour, un ami religieux me met en contact avec une carmélite française vivant en Israël.  Après deux courriels brefs plutôt formels, elle me demande si je connais Mariam Baouardy (1846-1878). Je lui réponds par l’affirmative.  Mariam fut la fondatrice du Carmel de Bethléem et du Carmel de Nazareth.

Fait à noter que j’ai visité quelques années plus tôt ces deux monastères et le lieu nommé Emmaüs dont Mariam eut la vision, sans me douter que j’écrirais sur elle et ces endroits.

La moniale française me lance le défi d’écrire sur Mariam qui est de surcroît une stigmatisée.  Vraiment, un challenge de haute voltige pour un auteur.  « Dans quelle galère vais-je m’embarquer ? », me suis-je dit.  D’un naturel curieux et prisant les défis, je me suis mis à l’heure du personnage, soit une humble converse.  J’ai lu une biographie en italien et sa correspondance en français.

À mon tour, par le biais de l’écriture, j’ai voyagé entre le Proche-Orient, la France, l’Inde, de nouveau la France, puis la Palestine.  Les titres en latin sont là pour donner un charme vieillot aux textes comme on le fait avec le sépia en photographie.

Somme toute, les jardins de Mariam sont autant ceux qu’elle fit aménager et auxquels elle travailla que ses dispositions intérieures.

Une fois le recueil terminé, je vis une nuit en rêve une carmélite au teint basané portant couronne d’épines, les bras en croix s’élevant dans le ciel, la tête inclinée, quand soudainement les épines sont devenues une volée de colombes.  La carmélite française m’a confirmé que Mariam est apparue ainsi à certaines consœurs. Mariam avait guidé ma main lors de l’écriture, puis elle me saluait.  Je pense à elle souvent.